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Cadre historique/culturel



Drapeau occitane, Source: Vilaweb

Dans la randonnée Carlit 50 Etangs on pas par les Départements françaises des Pyrénées Orientals et l’Ariège, ou ce que c’est le même : les Pays Catalans et l’Occitanie. Le col de Coma d’Anyell et el Col Terrers font la frontière entre ces deux régions historiques, très liennées pendant beaucoup de siècles, inclus avec la frontière paysagistique crée par les montagnes.

Les eaux se séparent aussi à un côté et l’autre de ces deux cols, points de passage stratégique : celles du côté oriental vont à la mer Mediterranée avec les rivièrs Aude et Segre, et celles du côté occidental vont à l’Atlantique avec la Garonne.

Voici une petite introduction aux deux régions historiques qu’on traverse au parcours de l’itinéraire.


L’Occitanie



L’Occitanie (Occitània ou Óucitanìo en occitan) est une région historique du sud-ouest de l’Europe où l’occitan fut la principale langue vernaculaire. Ce territoire était déjà uni à l'époque romaine sous le nom de Viennoise puis des Sept Provinces et l’Aquitaine au début du Moyen Âge, avant la conquête franque.

L’Occitanie est caractérisée par la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France et dans une moindre mesure en Italie, en Espagne et à Monaco. Elle est présentée et reconnue sur des sites institutionnels de collectivités françaises, comme ceux du Conseil départemental de Lot-et-Garonne ou de la ville d’Agen.

Les dimensions de la région désignée comme Occitanie peut varier selon les critères retenues: e se basant sur une définition géo-linguistique, l'Occitanie coïncide avec l'aire actuelle où l'on parle l'occitan. Les régions anciennement occitanophones n'y sont pas incluses. En élargissant l'appellation linguistique d'occitan à tout le diasystème occitano-roman actuel, les pays catalans sont ajoutés à la région ci-dessus.

Les occitans se sont d'abord définis par rapport à leur civilisation, avant même leur langue. L'Occitanie, en tant que coeur d'une civilisation européenne, a fait naître le mouvement troubadour, l'idée d'égalité en droit des hommes, la tolérance raciale et religieuse, et une culture nouvelle de l'amour qui permit la première promotion morale et sociale de la femme. Selon cette définition reprise par des historiens et des anthropologues, le domaine est élargi au nord jusqu'à la Loire en incluant d'anciennes régions occitanophones. Le nord de l'Italie et la Catalogne historique ont aussi été des foyers de troubadours utilisant la koinè littéraire occitane. De même le Pays basque et l'Aragon ont bénéficié de peuplements occitans anciens ou plus récents qui sont notamment à l'origine de l'apparition d'un dialecte occitan au sud des Pyrénées. On peut y noter aussi l'utilisation historique d'une scripta occitane comme langue officielle. On parle toujours l'occitan dans le Pays basque nord.




Catalogne Nord



La Catalogne Nord, (en catalan Catalunya Nord), est un terme inventé dans les années 1930 par le nationaliste catalan Alphonse Mias. Il a été remis au goût du jour par le mouvement politico-identitaire post-68.

Le terme est employé généralement en Catalogne espagnole et par certains militants catalanistes français, mais aussi de plus en plus divulgué au-delà de ce dernier cercle[réf. nécessaire] , pour désigner le territoire cédé à la Couronne de France par la Couronne d'Espagne en 1659, par le traité des Pyrénées, qui correspond globalement à l’actuel département français des Pyrénées-Orientales (la région des Fenouillèdes, au nord-ouest, faisait toutefois partie du Languedoc). Par tradition, on la divise en cinq comarques : le Roussillon, le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir.




Ce terme est bien moins utilisé en France que celui de Roussillon (nom de la province d’Ancien Régime). Il est néanmoins repris de façon non connotée dans les Pyrénées-Orientales et est systématiquement employé par les militants catalanistes, qui entendent, par ce terme, insister sur le lien qu'entretient ce territoire avec la Catalogne espagnole. Les termes de « Pays catalan », de « Catalogne française » ou de « Pyrénées catalanes » sont aussi utilisés.

Il a obtenu une première forme de reconnaissance officielle lors de la session du conseil général des Pyrénées-Orientales du 10 décembre 2007, où a été approuvée une « Charte en Faveur du Catalan » qui déclare en préambule que « la langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales (Catalunya Nord) ».


Tout suite on va voir quelques atractifs touristiques de la région depuis les point de vu patrimoniel...


Le Train Jaune, l’escapade en Pyrénées Catalanes



Petit Train Jaune, Source: France.fr

Véritable symbole de la Région Languedoc-Roussillon, le Train Jaune sillonne toute l’année ce territoire depuis près de 100 ans... Edifi ée au début du XXe siècle, cette ligne avait pour mission de désenclaver les hauts cantons.

Entrepris en 1903, le premier tronçon Villefranche / Mont-Louis sera inauguré en 1910. Plus facile, le second tronçon Mont-Louis/Bourg-Madame, avec la gare de Bolquère à 1 593 m d’altitude, est ouvert en juin 1911. Les six derniers kilomètres jusqu’à Latour-de-Carol seront achevés en 1927. La construction de cette voie a nécessité l’édification de 650 ouvrages d’art, dont 19 tunnels et 2 ponts remarquables : le viaduc Séjourné et le pont suspendu Gisclard. Le voyage en train, en particulier dans les voitures découvertes, permet de découvrir un paysage panoramique. A mi-hauteur des pentes escarpées de la vallée de la Têt, le train tutoie le vide puis traverse en douceur de grands espaces montagnards, au pied des massifs du Canigou, du Cambre d’Aze, du Carlit et du Puigmal, avec au loin, la silhouette de la Serra del Cadi. Au détour d’une courbe, on aperçoit un village ou une église romane, on devine l’entrée des vallées étroites du Haut Conflent réservées aux seuls randonneurs. En hiver, on découvre les stations de ski accrochées aux pentes de Cerdagne.


Vauban en Roussillon



Sebastien le Prestre de Vauban, Font: Wikipedia

Comme le note l’historien Pierre Vilar “c’est sur les frontières que l’on connaît le mieux l’histoire du monde”. L’intervention de Vauban en Pays Catalan est à ce titre édifi ante. Suite au traité des Pyrénées (1659), pour marquer la nouvelle frontière avec l’Espagne, Louis XIV missionne à partir de 1667 ses ingénieurs et Vauban pour mettre en état le système défensif roussillonnais existant : Bellegarde qui contrôle le passage entre Roussillon et Catalogne, Collioure comme port (préféré à Port-Vendres), Villefranche-de-Conflent pour surveiller le Conflent et la Cerdagne et Perpignan mais aussi Prats-de-Mollo et Fort des Bains pour le Vallespir. Vauban reviendra dans les années 1679/1680 pour créer Mont-Louis et finir des aménagements dans les places, donnant ainsi le contrôle absolu de la frontière à la France... Les places fortes roussillonnaises ne subiront plus d’attaque jusqu’à la Révolution française.






Mont-Louís
Mont-louis, place forte de montagne

Située à 1600 m d’altitude, aux portes de la Cerdagne, du Conflent et du Capcir, Mont-Louis, la ville fortifiée la plus haute de France, a, depuis sa création, constamment gardé sa vocation première de ville de garnison.

Toujours domaine militaire, notre citadelle est aujourd’hui occupée par le Centre National d’Entraînement Commando (CNEC).

Malgré sa petite superficie (39 ha) qui fait d’elle la plus petite commune des Pyrénées-Orientales, notre ville, chef-lieu de canton, a aussi conservé le dynamisme économique et administratif souhaité par Vauban.

Mont-louis, la citadelle

Suite au Traité des Pyrénées (1659) et à la demande de Louis XIV qui souhaite sécuriser la frontière de ce territoire nouvellement restitué par l’Espagne, Mont-Louis est créée de toutes pièces entre 1679 et 1681 sur les plans de Vauban, Commissaire général des fortifications. Le plan original prévoyait quatre zones : la citadelle, la ville haute ainsi qu’une ville basse et une redoute (ces dernières ne furent jamais réalisées). La citadelle étant toujours occupée par l’armée, seules les visites guidées permettent d’y accéder pour en apprendre plus sur l’architecture militaire, l’histoire et la construction de la place-forte, mais aussi pour découvrir le Puits des forçats, grande machinerie
originale qui permettait l’alimentation en eau de la citadelle. L’exceptionnel état de l’engin et les découvertes faites en collaboration avec l’armée ont permis de mieux comprendre le système hydraulique de la place.

Mont-louis, la ville

La ville a conservé intacte ses dispositions intra-muros d’origine, l’urbanisation n’ayant pas dénaturée la structuration de l’espace, ni l’organisation sociale prévue par Vauban.




Villefranche de Conflent
Villefranche-de-Conflent, chef d'oeuvre de pragmatisme

En 1092, le comte Guillaume Raymond de Cerdagne fonde une ville nouvelle, qui occupe une position stratégique, véritable verrou entre Roussilon et Cerdagne. Les remparts et l’église sont élevés durant les XIe et XIIe siècles.

Active et commerçante, la ville a une grande prospérité au cours du Moyen-Age. Ensuite, la place passera de la France à l’Espagne avant d’être prise par les troupes françaises en 1654 et rattachée à la France lors du traité des Pyrénées (1659).

Elle restera une ville de garnison jusqu’à la Première guerre mondiale. Sa devise “Non commovebitur” (elle demeurera inébranlable) illustre bien la situation de Villefranche-de-Conflent.

La cité de Villefranche-de-Conflent est très particulière avec son architecture en marbre rose. Sa très belle église Saint-Jacques date de 1095 et offre un portail sculpté du XII e siècle. Elle renferme un mobilier baroque très intéressant, en particulier le retable de Notre-Dame créé par Joseph Sunyer en 1715 mais aussi des éléments médiévaux (autel, Christ). Le Train Jaune prend aussi son départ à la gare de Villefrance-de-Confl ent, l’une des premières construites en 1904.

Villefranche-de-Conflent, les remparts

Villefranche-de-Conflent est une des rares cités de France qui ait conservée intacte son enceinte fortifiée dans l’état voulu par Vauban. Celui-ci dote les murailles médiévales de six bastions, les rehausse d’un second niveau tout en conservant deux tours datant du XIe siècle. La visite vous permettra d’en parcourir sans effort le chemin de ronde et la gaine de circulation percée dans l’épaisseur de la muraille. Vous pourrez ainsi découvrir les tours, les bastions, les archères médiévales, les embrasures à canons du temps
de Vauban... en effectuant un passionnant voyage à travers six siècles d’histoire de l’architecture fortifiée.

Villefranche-de-Conflent, fort liberia

En 1681, Vauban fait bâtir un fort à l’épreuve du canon sur les hauteurs pour protéger la position encaissée de Villefranche-de-Confl ent. De 1850 à 1856, sous Napoléon III, des travaux considérables sont entrepris pour fortifi er la place et surveiller les trois vallées de Mont-Louis, Vernet-les Bains et Prades. Ce fort est alors relié à la cité par un souterrain dit “des milles marches”, le plus long du monde.

Venez découvrir le château fort en passant de l’insolite à la rêverie... Scènes reconstituées avec décors & personnages : boulangerie, prison des femmes, chapelle, expositions... à l’abri du mauvais temps.


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